Depuis quelques mois déjà, plusieurs personnes aidantes accueillent un ou une auxiliaire désigné.e par l’agence IPA pour accompagner un conjoint ou une conjointe ayant des besoins particuliers ou pour accorder du répit à la personne aidante. Le moins que l’on puisse dire est que, dans plusieurs situations, le répit ressemble à un projet difficile à réaliser. Il importe d’en chercher la cause. Il devient de plus en plus clair que depuis l’entrée en scène de l’agence IPA, la qualité des services se décline en lacunes et en inefficiences. Le personnel d’IPA semble manquer d’information, de préparation et de formation afin de pouvoir communiquer adéquatement, faire preuve d’empathie et d’attention à l’égard de la personne qui reçoit l’aide et de la personne aidante. En résumé, dans plusieurs situations, le service offert ne contribue pas vraiment à permettre un répit adéquat et n’aide pas la personne aidée. Dans plusieurs cas, la personne aidée refuse carrément la présence du personnel de l’agence en raison des carences dans les échanges interpersonnels et l’inadéquation entre les besoins et la capacité du supposé service compétent et adéquat. Nous notons donc une non-conformité entre les besoins et le service offert.
L’incompétence manifeste et concrète du personnel entraîne des situations anecdotiques dignes d’un mauvais film : difficulté ou absence complète d’une capacité de communication avec la personne malade, absence d’une capacité réelle d’accompagnement de la personne malade, etc. Dans certains cas, l’auxiliaire (surtout homme) présent demande un repas ou se dit fatigué et ne présente aucune attitude positive ni aucun intérêt à l’égard de la personne qui devrait recevoir de l’attention à la mesure de ses besoins.
Les effets négatifs des interventions se multiplient et traduisent le contraire de ce qui devrait être une pratique minimalement adéquate. Dans un cas, par exemple, une aidante rapporte que l’homme envoyé restait silencieux et a passé beaucoup de temps dans la salle de toilette et il aurait même dérobé un chandail de qualité à son mari.
Considérant qu’une personne étrangère qui entre dans une famille devrait faire preuve d’une capacité minimale d’adaptation rapide à une nouvelle dynamique et de communication afin d’éviter les frustrations chez les gens qui lui ouvrent leur porte, nous vous exprimons nos insatisfactions et nous cherchons des réponses relatives à ce type de service inadéquat, inadapté et, finalement, inefficace voire inutile si les personnes sensées offrir le service n’ont pas les prérequis pour le faire. Une personne aidante a droit à de meilleurs services. Ces situations soulèvent donc plusieurs questions :
- Comment se fait-il qu’une telle agence reçoive des fonds publics alors que son incapacité à répondre aux besoins réels est manifeste?
- Comment se fait la sélection du personnel susceptible d’offrir un véritable service de soutien à domicile?
- Quels sont les critères de sélection des membres de ce personnel?
- Est-ce qu’existe une formation du personnel de diverses origines envoyé par l’agence IPA?
- Est-ce que le CLSC fait une évaluation de ce personnel?
- Est-ce que le CLSC fait un suivi des services offerts?
- Y a-t-il un suivi régulier pour vérifier l’adéquation entre les besoins et le personnel recruté?
- Y a-t-il une véritable analyse du dossier de la personne aidée ou du couple aidé afin d’identifier rigoureusement leurs besoins?
Nous espérons que vous pourrez répondre à nos questions. À cet effet, nous vous invitons à venir rencontrer notre groupe de personnes aidantes à la résidence Florea afin d’entendre nos doléances et répondre à nos questions.
Nous vous remercions de votre attention.
pour le groupe de personnes aidantes de la résidence FLOREA, Terrebonne.






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